La maison de la Corée
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Céramique - Points de repère
Les céladons coréens
Les céramiques sont de loin les créations
coréennes les plus appréciées des historiens
d'art et des collectionneurs du monde entier.

Au XVIe siècle, les marchands d’Osaka
importaient déjà ces bols très prisés par
l'aristocratie. L'invasion japonaise de la
Corée par Hideyoshi (1592- 1597), appelée
aussi "guerre des potiers", entraîna
l'enlèvement de nombreux artisans ainsi que
leurs familles, afin que ceux-ci puissent
produire sur place les poteries dont ils
possédaient les secrets techniques et
esthétiques.

Les céramiques coréennes se distinguent
aujourd’hui encore par leur qualité et leur
rareté : une jarre à motifs de dragon a
atteint en 1996 chez Christie’s à New York
le prix record de 8,4 millions de dollars.

Cheong Ja : céladon (du XIe au XIIIe
siècle)

L’art de la poterie coréenne atteint son
apogée sous la dynastie Koryo grâce à la
création d’un vernis céladon vert de jade et à
la technique de l’incrustation.

Cette technique, inventée par les potiers
coréens, consiste à graver des motifs dans
l'argile et à remplir les sillons ainsi créés
avec de l’englobe blanc ou noir. Des canards
nageant sous des saules pleureurs et des
grues volant entre les nuages sont des motifs
caractéristiques de cette technique.
Les formes sont variées et s’inspirent de la
nature : tasses découpées comme la fleur de
lotus, récipients pour le vin en forme de
bambou, porte-encens représentant une
tortue…

Ces créations aux lignes pures et aux décors
sophistiqués sont alors réservées à la famille
royale, l’aristocratie et les moines
bouddhistes.

Bun Cheong (XVe siècle)

Sous la dynastie Joseon, la céramique se
démocratise et devient un objet courant
utilisé par toutes les classes de la société.
En réaction à la beauté raffinée du céladon,
se développent des céramiques gris-vert à la
finition rustique avec des coulées blanches et
poudreuses.

Baek Ja : porcelaine blanche (du XVIe au
XVIIIe siècle)

Les porcelaines blanches au sous-vernissage
bleu de cobalt se caractérisent par leur
simplicité et leur élégance. Elles sont
généralement ornées des motifs des "quatre
gentilshommes" (le prunier, l’orchidée, le
chrysanthème et le bambou), de la fleur de
lotus, d’herbes automnales ou d’arabesques.

                          ***

Les potiers coréens perpétuent aujourd’hui
ces traditions dans des villages offrant à la
fois une argile de qualité et une eau pure.
La porcelaine blanche
Chosun ceramics
White porcelain
Traditional patterns
Céramique - Ouvrages de référence
Handbook of Korean Art: White Porcelain and
Punchong Ware

Handbook of Korean Art: Earthenware and
Celadon

The Beauty of Korean Ceramics from the Rhee
Byung-Chang Collection

Koryo Chawan


Koryo Cheongja


The Radiance of Jade and the Clarity of
Water: Korean Ceramics from the Ataka
Collection

Chosun Baekja


The Art of the Korean Potter
Kim Jae Yeol, Laurence King Publishing,
London, 2003 (Anglais)

Pak Young Sook, Whitfield Roderick; Laurence
King Publishing, London, 2003 (Anglais)

Itoh Ikutaro, The Museum of Oriental
Ceramics, Osaka, 1999 (Anglais, Coréen)

Oda Eichi, Tankosha Publishing, Tokyo, 1999
(Japonais)

Chong Yang Mo, Daewonsa Publishing, Seoul,
1998 (Coréen)

Itoh Ikutaro, Mino Yutaka; The Art
Institute of Chicago and Hudson Hills Press,
New York, 1994 (Anglais)

Kim Young Won, Daewonsa Publishing, Seoul,
1991 (Coréen)

Griffing Robert P. Jr., The Asia Society, New
York, 1968 (Anglais)